Deux événements « A ou B » : compter leur intersection une seule fois

Illustration décorative de petits jetons colorés et de cartes sur du papier quadrillé
Illustration décorative créée par IA, sans valeur de schéma à mesurer.

Dans une classe imaginaire de vingt élèves, huit aiment dessiner et sept aiment chanter. Additionner huit et sept ne donne pas forcément le nombre d’élèves qui aiment au moins une de ces activités : certains peuvent aimer les deux.

Supposons que trois élèves appartiennent aux deux groupes. Pour compter l’ensemble « dessin ou chant », on obtient 8 + 7 − 3 = 12. Les trois personnes communes ont été comptées deux fois lors de l’addition ; on retire donc une de ces deux copies, pas les personnes elles-mêmes.

Répartir avant de calculer

  • Dessin seulement : 8 − 3 = 5 élèves.
  • Chant seulement : 7 − 3 = 4 élèves.
  • Les deux : 3 élèves.
  • Ni l’un ni l’autre : 20 − 12 = 8 élèves.

La vérification est immédiate : 5 + 4 + 3 + 8 = 20. Chaque élève occupe une seule des quatre zones. On peut dessiner deux cercles qui se chevauchent dans un rectangle représentant la classe pour rendre cette répartition visible.

Le mot « ou » demande ici une attention particulière. « Dessin ou chant, éventuellement les deux » donne douze élèves. « L’un ou l’autre, mais pas les deux » donne seulement 5 + 4 = 9 élèves. La même liste de données répond donc à deux questions différentes selon la formulation.

Ce que les deux premiers nombres ne disent pas

Sans connaître l’intersection, huit et sept ne suffisent pas pour obtenir un résultat unique. Il est possible que les groupes soient séparés ; il est aussi possible que plusieurs élèves figurent dans les deux. Écrire quinze automatiquement reviendrait à ajouter une hypothèse absente de l’énoncé.

Pour un petit exercice, inventez une autre intersection admissible et reconstruisez les quatre zones. Vérifiez que leur total reste vingt et qu’aucun effectif ne devient négatif. Le dessin sert alors à contrôler le sens du calcul, pas seulement à l’illustrer.